Comment démarrer un projet BD/Manga sur CLIP STUDIO PAINT

D'autres trucs

D'autres trucs

Vous êtes sur le point de démarrer un projet BD/ Manga tout neuf sur CLIP STUDIO PAINT ? Peut-être partez-vous de zéro ou avez-vous d’ores et déjà écrit votre scénario, votre storyboard est prêt, et vous avez peut-être même déjà terminé l’encrage traditionnel de vos pages mais il est temps de mettre en forme votre projet sur un logiciel pour une éventuelle impression ?

Dans cet article, nous allons voir ensemble comment démarrer un projet BD/Manga dans le logiciel CLIP STUDIO PAINT ; c’est-à-dire comment paramétrer correctement le fichier contenant votre projet.

Présentation du logiciel CLIP STUDIO PAINT

Si vous ne connaissez pas encore CLIP STUDIO PAINT (CSP pour les intimes), pas de soucis, je vous le présente ici brièvement.

CSP est un logiciel de l’entreprise japonaise CELSYS Inc., dédié à la création numérique : il permet aussi bien de réaliser des character designs, des concept arts, des illustrations, que des mangas ou bandes dessinées, des webtoons et même des animations. Oui, il fait tout ça !

Comment démarrer un projet BD/Manga sur CLIP STUDIO PAINT csp logo

Il dispose également d’une grande communauté et d’une grande base de donnée vous permettant d’avoir accès à des tutoriels créés par d’autres artistes utilisant le logiciel, des matériaux comme des trames, des dégradés, des décors, des motifs, etc. Le tout en accès libre dès lors que vous vous êtes procurés le logiciel légalement.

Certains tutoriels et matériaux ne sont accessibles qu’avec un certains nombres de « clippy », sorte de bitcoins propres au logiciel, et que l’on peut obtenir en fournissant soit même du contenu à la communauté ou en les payant. Mais personnellement, je trouve que tout ce qui est accessible sans ces clippy est déjà largement suffisant !

Comment démarrer un projet BD/Manga sur CLIP STUDIO PAINT Palette clip 2

La société dispose d’un service après vente ainsi que d’une FAQ accessible dans toutes les langues, et les réponses sont assez rapides (comptez entre 2 et 3 jours de réponse, le temps que les questions soient traduites, que les réponses soient faites puis traduites dans votre langue, et en comptant le décalage horaire avec le Japon évidemment).

De mon point de vue, CSP et la société CELSYS proposent un outil et un service d’une très haute qualité.

Mais avant de vous ruer sur ce petit bijou numérique, j’attire votre attention sur le fait qu’il existe deux versions de ce logiciel et qu’il vous faudra la choisir en fonction de vos objectifs.

Tout d’abord, la version CSP PRO. Elle contient tout ce qu’il faut pour faire de l’illustration, du character design ou du concept art. Et « c’est tout ».

La version CSP EX en revanche, contient les fonctionnalités qui vous permettront, en plus de l’illustration, du character design et du concept art, de faire du manga, du webtoon ou de l’animation.

Évidemment, la version EX est plus chère que la version PRO mais premièrement, l’investissement vaut carrément le coût (et le coup!), et deuxièmement, CELSYS Inc. fait régulièrement des promos super intéressantes ; il vous suffit de guetter de temps en temps le site, vous tomberez forcément sur une promo à un moment.

Pour cet article, nous allons donc utiliser la version CSP EX puisque c’est elle qui dispose des fonctionnalités de création d’un manga/BD.

Si vous débutez complètement avec ce logiciel, je vous suggère de lire tout d’abord l’article de Kuru : CLIP STUDIO PAINT : Prise en main.

Démarrer un projet BD avec les paramètres d’impression finaux

Avant de commencer, il faut réfléchir d’entrée de jeu à votre produit fini et commencer par sélectionner les bons réglages dans CLIP STUDIO PAINT. La raison principale, c’est que vous envisagez d’imprimer ou de faire imprimer votre projet. La diffusion numérique de vos pages peut complètement se passer de tous ces paramètres.

Vous l’avez probablement compris : dessiner un projet, c’est une chose, l’envoyer à un imprimeur, c’est est une autre. Il ne s’agit plus de faire votre projet dans votre coin mais de le confier à un autre corps de métier dont les contraintes sont différentes des vôtres. J’en profite pour vous renvoyer vers les conseils d’Astate sur comment penser sa BD en vue de l’imprimer.

Pour cela, nous allons aborder les différentes contraintes qui vont impacter votre travail, et nous allons en profiter pour donner quelques définitions.

Tout d’abord, le nombre de pages. Dans un livre, il est systématiquement le multiple de 4. Pourquoi ? Tout simplement parce qu’il faut imaginer un livre comme un tas de feuilles pliées en deux.

Lorsque vous pliez en deux une feuille, vous obtenez 2 feuilles et 4 pages (2 pages par feuilles). C’est avec cette logique que l’on parle par exemple de 1ère de couverture (la face avant du livre) et de 4ème de couverture (la face arrière) ; l’intérieur de la couverture étant appelé 2ème et 3ème de couverture.

Le livre : vocabulaire de base
Le livre : vocabulaire de base

Je profite de ces précisions pour vous présenter le vocabulaire lié à un livre et qui vous permettra également de vous y retrouver si vous parcourrez le site d’un imprimeur.

Le fait qu’un livre soit constitué d’un nombre de pages automatiquement multiple de 4 ne veut pas dire que vous devez absolument écrire un manga dans un nombre de page multiple de 4 (même si le format 16 pages est bien indiqué pour les débutants). Cela veut simplement dire que dans la maquette, le fichier final que vous enverrez à l’imprimeur, il vous faudra ajouter des pages (des bonus par exemple, ou bien un sommaire, un mot de l’auteur, etc) pour atteindre ce fameux nombre multiple de 4.

Une autre contrainte, majeure celle-là, c’est les emplacements constituant une page. En effet, à cause des techniques d’impression et d’assemblage d’un livre, il est déconseillé de mettre du contenu dans certaines zones.

Lorsqu’un imprimeur fabrique un livre, il le fait sur des feuilles de papiers plus grandes que le format final. Si je ne me trompe pas, ces feuilles vont jusqu’à 6mm par bord supplémentaire. Par exemple, pour un livre format A4 – 21 x 29,7 cm, les feuilles utilisées seront de 22,2 x 30,7cm (21 + 0,6 + 0,6 = 22,2 cm // 29,7 + 0,6 + 0,6 = 30,9 cm). Ce supplément varie selon les imprimeurs, pensez donc bien à vous renseigner avant de paramétrer vos fichiers.

Pourquoi utiliser des feuilles plus grandes ? Pour simplement s’assurer que toutes les informations devant figurer sur la page s’y trouvent effectivement (cela vous est peut-être arrivé en imprimant quelque chose à la maison, que la feuille ait bougé lorsqu’elle a été saisie par le mécanisme et qu’une partie de votre texte soit tronqué ? Et bien c’est le même risque en imprimerie). Cela permet aussi d’avoir suffisamment de papier à encoller au moment de la reliure.

Une fois les feuilles encollées (et la colle sèche!), le livre passe sous le massicot : un cuter grand format, qui va retailler le livre à sa taille définitive. Pour cette étape aussi, il est nécessaire que ce qui est important dans la page ne se trouve pas au bord, pour éviter tout risque de coupe.

Cela nous donne les répartitions de zone suivantes.

  • Bords de la feuille sur laquelle la page est imprimée : le fameux papier plus grand que le format définitif de l’ouvrage. Ces dimensions seront également les dimensions de la toile de votre fichier numérique (on en parle dans le paragraphe suivant).
  • Bords du format définitif : plus petit que la toile ou le papier donc, c’est le cadre qui délimite ce à quoi va ressembler la page une fois imprimée.
Définition des différentes marges et zones présentes sur une page
Définition des différentes marges et zones présentes sur une page
  • Fond perdu : il s’agit de l’espace entre le bord du format définitif et le bord de la page. Dans le cadre d’un manga, si aucune de vos cases ne vont jusqu’au bord de la page, rien ne doit figurer dans cette zone. En revanche, si des cases vont jusqu’au bord de la page, alors elles doivent déborder dans le fond perdu. Bien entendu, il s’agira d’éléments secondaires ou du décors ; il n’est pas question de laisser un texte ou un visage dans cette zone car il est prévu qu’elle soit coupée au moment du massicotage.
  • Zone de sécurité : il s’agit de la zone dans laquelle vous pouvez être sûr.e.s que rien ne sera coupé ou perdu dans la reliure. Tout ce qui est important dans votre page doit rester dans cette zone.

Dans l’exemple, vous pouvez voir comment les différentes zones que nous venons d’évoquer se répartissent sur une page, et le résultat qui en découle.

Mise en application des différentes marges d'une page et le résultat obtenu à l'impression (page extraite de "Odán, scènette de 13 pages" par Maylis - disponible à la lecture sur Mangadraft)
Mise en application des différentes marges d’une page et le résultat obtenu à l’impression (page extraite de “Odán, scènette de 13 pages” par Maylis – disponible à la lecture sur Mangadraft)

Maintenant que nous avons défini les différents termes techniques liés à l’impression, nous allons pouvoir paramétrer notre fichier sur CLIP STUDIO PAINT.

Les 3 menus de création d’un projet BD/Manga

Lorsque vous cliquez sur Fichier > Nouveau (ou sur l’icône « Nouveau », une feuille cornée avec un petit « + » en bas à droite), une boîte de dialogue apparaît. Les trois menus qui nous intéressent sont les icônes trois, quatre et cinq.

Pour rappel, la première icône présente les options pour créer une illustration sur une nouvelle toile (ou character design, ou concept art), la deuxième pour faire un webtoon, la dernière pour de l’animation. Nous ne les aborderons pas dans cet article.

Démarrer un projet BD/Manga sur CLIP STUDIO PAINT - Les 3 menus de la création d'un projet manga/BD
Les 3 menus de la création d’un projet manga/BD

Les trois menus sont globalement composés des mêmes éléments.

Une première partie tout en haut pour nommer le fichier, l’enregistrer à l’emplacement souhaité et choisir un paramétrage automatique par défaut.

Comment démarrer un projet BD/Manga sur CLIP STUDIO PAINT CSP

La partie suivante, sur la gauche, entre un peu plus dans les détails : taille du format définitif et/ou de la toile, choix de la taille du fond perdu, choix de la résolution, choix du profil colorimétrique et choix de la linéature des trames dans le cas où vous en utiliseriez.

La partie située en-dessous, toujours sur la gauche de la boîte de dialogue, vous permet de déterminer le nombre de pages du projet, de l’emplacement de la reliure (impliquant le sens de lecture) et de l’emplacement de la première page du projet.

Sur la droite, vous trouverez d’autres paramètres que personnellement je n’utilise pas.

Premièrement, vous avez la possibilité d’inclure une couverture dans le projet. Vous pourrez choisir la résolution de la couverture, son profil colorimétrique et si vous la considérez comme une feuille à plat (on vous demandera la largeur du dos du livre), ou comme deux feuilles séparées (une pour la 1ère de couverture, une autre pour la 4ème de couverture).

Deuxièmement, vous pouvez ajouter des éléments sur vos pages comme le titre de l’œuvre, le nom de l’auteur ou le numéro de page.

Je vous propose de nous focaliser sur le menu le plus complet : celui où figure un petit rouage.

Icône de réglage des options BD
Icône de réglage des options BD

Quels réglages peut-on paramétrer pour démarrer un projet BD/Manga sur CLIP STUDIO PAINT ?

Les réglages de base

Commençons en douceur par les réglages de base.

Comme expliqué plus haut, la première partie de cette boîte de dialogue concerne l’identification du fichier.

Le premier encart concerne le nom du fichier : à remplir à votre convenance avec le titre du projet, ou un nom provisoire quelconque, ou même laissé par défaut comme vous pouvez le voir sur le screenshot (ici, BD2!).

La ligne juste en-dessous concerne l’emplacement du fichier : pour le modifier, cliquez sur l’icône dossier située tout à droite. Une fois fait, le cheminement sera inscrit dans cette ligne et se terminera par le nom que vous aurez donné au fichier.

La base : l'identité du fichier
La base : l’identité du fichier

Enfin, vous avez la possibilité de choisir parmi une multitude de formats. Vous verrez que même les formats webtoons y sont présents. Soyez donc attentif.ve.s à ce que vous choisissez. CSP a même poussé le sens du détail à vous proposer des réglages prédéfinis correspondant à certaines maisons d’édition japonaises (Shueisha, Kodansha,…). Choisir un format parmi cette liste peut vous aider à une première prise en main. Si vous étiez sur les deux premières icônes, les choix seraient moins nombreux et seraient principalement basés sur la taille du fichier (A4, B5, etc) et le profil colorimétrique (couleurs, gris, monochrome).

Attention, tout au bout se trouvent les unités dans lesquelles seront exprimées toutes les dimensions. Par défaut, c’est en millimètre (mm). Dans cet onglet, vous pouvez le modifier, mais pas dans les deux précédents.

Récapitulatif des fonctions de base de la boîte de dialogues
Récapitulatif des fonctions de base de la boîte de dialogues

Les réglages d’imprimerie

En-dessous des réglages principaux, se trouvent tous les réglages liés aux contraintes d’imprimerie expliqués plus haut.

Taille de la toile

Cela commence par la taille de la toile ou, si vous préférez, la taille de la feuille sur laquelle sera imprimé le projet avant d’être retaillée. C’est donc ici que doit se trouver le format le plus grand.

Décryptage des différentes mesures réglables dans la boîte de dialogue.
Décryptage des différentes mesures réglables dans la boîte de dialogue.

Dans le screenshot, vous pouvez voir les dimensions d’une feuille DELETER, B4 manga. Même si c’est écrit sur l’emballage, j’ai carrément mesuré pour être certaine de ce que je raconte. Sur la miniature, cela modifiera le rectangle plein blanc.

Vous pouvez bien entendu choisir la résolution : le minimum recommandé et 300 dpi (ou ppp). Mais si vous voulez être tranquilles, le 600 dpi (ou ppp) est plus sûr. Et j’ai récemment appris que si l’on utilise des trames, il vaut mieux carrément travailler en 1200 dpi (ou ppp).

Vous le savez peut-être, si travailler avec des hautes résolutions vous assure un résultat d’impression de meilleure qualité, cela va demander évidemment plus de ressources à l’appareil que vous utilisez (ordinateur fixe ou portable, ou tablette graphique). Choisissez en fonction de votre appareil… ou de votre patience !

Vous pouvez définir le profil colorimétrique : couleurs, gris ou monochrome (noir et blanc). J’utilise indifféremment le gris ou le monochrome lorsque je fais un manga ; ces paramètres sont également modifiables sur les calques directement. Si vous souhaitez perdre le moins de détails possibles, optez pour le gris.

Paramètres de la planche de BD/Manga

Là, il s’agit de définir les dimensions du projet une fois imprimé.

On va donc entrer des mesures qui vont modifier les différents repères apparaissant sur la miniature.

Taille de la reliure : il s’agit de la taille du projet une fois imprimé, le format définitif. Il sera plus petit que les premières dimensions que vous avez entré.

Décryptage des différentes mesures réglables dans la boîte de dialogue.
Décryptage des différentes mesures réglables dans la boîte de dialogue.

Taille de bordure : il s’agit de la fameuse « zone de sécurité » (en pointillé sur les feuilles DELETER) correspondant à l’emplacement central de la page et donc à la zone qui sera forcément vue par le lecteur. En utilisant les décalage X et Y, vous pouvez déplacer cette zone selon la largeur (X) ou la hauteur (Y). Personnellement, je n’y touche jamais !

Vous allez là aussi déterminer les dimensions du fond perdu.

Dans mon cas, il s’agit des dimensions mesurées sur une feuille DELETER B4 : la ligne pleine située entre la ligne graduée et la ligne pointillée.

Les différents repères d'une feuille B4, que l'on retrouve sur CSP
Les différents repères d’une feuille B4, que l’on retrouve sur CSP

Pages multiples

Dans le cas où vous créez un projet à plusieurs pages, n’oubliez pas de cocher cette case ! Plusieurs paramètres sont là encore à régler.

Décryptage de l'option "Pages Multiples"
Décryptage de l’option “Pages Multiples”

Tout d’abord le nombre de pages : vous avez la possibilité de choisir parmi ceux proposés dans la liste déroulante (tous des multiples de 4 😉 !), ou bien d’entrer votre nombre manuellement (il n’est pas nécessaire que ce soit un multiple de 4, le logiciel gèrera très bien tous les nombres que vous lui donnerez).

Ensuite vous pouvez choisir un affichage page par page ou webtoon. Si vous faites du manga ou de la BD, l’affichage webtoon sera probablement plus une gène qu’autre chose. Par défaut, je reste sur de l’affichage page par page.

Après vient la petite case « combiner en double page » : si vous la cochez, toutes les pages en vis-à-vis s’afficheront ensemble, en double-page. Mais cela ne vous empêchera pas de les traiter individuellement. Si vous ne cochez pas cette case, les pages seront affichées indépendamment les unes des autres. L’affichage en double-page est un confort supplémentaire au moment de prendre du recul sur le rendu global de votre travail, ou pour vérifier si la juxtaposition de deux pages dont une case les chevauche se fait correctement.

Enfin, le choix de la position de la reliure vous permet de dire au logiciel que vous voulez un sens de lecture occidental (de gauche à droite) ou oriental (de droite à gauche). Le choix de la page de départ vous permettra de démarrer votre projet en une page seule ou en deux pages. Le tableau suivant vous résume les différentes options et leurs conséquences sur votre projet.

Les différents effets obtenus en fonction du choix de l'emplacement de la reliure et de la première page.
Les différents effets obtenus en fonction du choix de l’emplacement de la reliure et de la première page.

Page de couverture

Si vous souhaitez inclure une couverture dans votre projet et dans le fichier CSP, il suffit de cocher la petite case située en haut à droite (en face des paramètres de la toile).

Décryptage des paramètres de couverture.
Décryptage des paramètres de couverture.

Cela va vous faire apparaître de nouveaux paramètres (oui, encore !) que vous allez pouvoir régler à votre convenance.

Il y aura les classiques : résolution et profil colorimétriques. Pour ce dernier, une couverture étant généralement en couleur, je vous conseille d’opter pour « couleurs » (le conseil le plus fou de l’article !).

Vous aurez ensuite la possibilité de choisir comment le logiciel va considérer la couverture :

  • soit en deux images indépendantes (1ère et 4ème de couverture séparées) : cliquez sur l’icône n°2
  • soit en une seule image (1ère et 4ème de couverture ensemble, réunies par le dos du livre : cliquez sur l’icône n°1.

Pour l’option n°1, il vous faudra connaître la largeur du dos de votre ouvrage. Celui dépend à la fois du nombre de pages du livre et de l’épaisseur du papier utilisé.

En ce qui me concerne, je ne m’occupe de finaliser la couverture, et notamment la largeur du dos, qu’une fois l’imprimeur contacté et qu’il m’a lui-même envoyé les dimensions du dos (ils ont des logiciels qui calculent ça). Je réalise également ma couverture sur Photoshop pour des raisons qui me sont plus personnelles : manipuler les dimensions du fichier et modifier la taille du dos me semble plus facile sur Photoshop. Mais ce point est propre à chacun, à vous de faire vos expérimentations.

Informations sur l’œuvre

Cette partie-là, pour être complètement transparente avec vous, je ne l’utilise pas. Mais elle a tout de même son utilité : elle permet notamment d’ajouter les numéros des pages sur chacune de vos pages si vous le souhaitez.

Vous pouvez également ajouter au bas de vos pages votre nom, le titre du projet et le titre du chapitre.

Résultat des choix de réglage

Pour afficher un résultat, il suffit de cliquer sur « OK » une fois tous vos paramètres réglés.

Pour l’exemple ici, voici mes paramètres :

Comment démarrer un projet BD/Manga sur CLIP STUDIO PAINT Nouveau manga5
Exemple : paramètres choisis pour l’article

Une fois validé, voici ce qui s’affiche :

Résultat du projet après validation des paramètres
Résultat du projet après validation des paramètres

Pour démarrer la création d’une page, il vous suffit de double cliquer sur la page de votre choix.

Ici, j’ai ouvert la page 3. (NB : la configuration du bureau de votre logiciel peut différer de la mienne – au besoin, revoyez la vidéo de Kuru mentionnée en début d’article.)

Ouverture d'une page du projet
Ouverture d’une page du projet

Conclusion

On m’a toujours dit « qui peut le plus, peut le moins ».

J’ai donc volontairement choisi de vous présenter tous les paramètres sur lesquels vous pouvez agir afin de vous donner toutes les clés pour bien démarrer un projet BD/Manga sur CLIP STUDIO PAINT.

Bien sûr, passer par cette troisième icône n’est pas une obligation : vous pouvez tout à fait utiliser la première ou la deuxième icône. Vous verrez que certaines fonctionnalités ont été simplifiées, ou n’existent carrément pas.

Les 3 menus de la création d'un projet manga/BD
Les 3 menus de la création d’un projet manga/BD

N’hésitez pas à compléter vos connaissances sur le fonctionnement de CLIP STUDIO PAINT en lisant les autres articles présents sur le site.

Je vous recommande les articles suivants : ils vous aideront dans les étapes d’après mon tutoriel, celles de la création de pages de BD/Manga.

Merci de m’avoir lue et à vous de jouer !

Avatar of Maylis
Maylis
Mangaka en autoédition depuis 2020 et formatrice en manga depuis plus de 8 ans, le manga, vous l'aurez compris, fait partie intégrante de ma vie ! Je tiens la majeure partie de mon savoir technique de plusieurs sources dont Eiji OTSUKA, Nao YAZAWA et Chiharu NAKASHIMA, et, concernant le dessin, suis majoritairement autodidacte. Bref, un vrai couteau-suisse quoi ! Aujourd'hui, j'ajoute à mon arc (arc, couteau, faudrait choisir...) la corde du mangakoaching on line ! En route pour une nouvelle aventure !

2 Commentaires

  1. Bonjour, j’ai suivi ce tutoriel étape par étape, mais je me retrouve confrontée à un problème assez étonnant : lorsque je finalise mon projet et que je clique sur “ok”, l’interface de paramètres se ferme comme si un nouveau fichier allait s’ouvrir, mais pourtant rien ne s’ouvre, pas même les modèles de pages sensés être sur la gauche.
    J’ai le dossier de gestion qui se créer bel et bien sur mon PC ceci dit, ce qui démontre que CSP a enregistré quelque chose.
    Auriez vous une idée d’où peut venir ce soucis ?

    • Bonjour Gaëlle,

      Je te recommande de poser ta question directement sur CLIP STUDIO ASK pour tout ce qui concerne le débogage. Personnellement, je ne suis pas assez calée pour faire du support technique sur le logiciel.

      Il est possible que l’ouverture d’un nouveau projet prenne du temps, surtout s’il y a un grand nombre de pages. Dans ces cas là, on a tout de même une barre de progression nous montrant le nombre de pages en cours de traitement.
      Essaie de créer un nouveau projet avec des pages plus petites et moins nombreuses peut-être pour voir si ça fonctionne mieux ?

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